Merhabalar !

juste un petit mot pour vous dire que j'ai créé ce blog pour partager ma passion d'Istanbul, mais aussi pour vous faire profiter de toutes les infos que nous avons, au fil des années et des rencontres, agglutinées dans nos mémoires et nos petits carnets.

Je souhaite donc la bienvenue à tous les amoureux de cette ville magique et envoûtante !
je suis arrivé dans cette ville il y a dix ans maintenant, pour seulement deux semaines de vacances. Je n'en suis reparti qu'il y a deux ans, avec la ferme intention de revenir y vivre le plus rapidement possible...
Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 20:01

L'église des poissons, traduction du nom turc, est situé un peu en retrait du "centre" ville d'Istanbul. Après la lecture du roman de Maria Iordanidou, dont l'héroïne voue un culte assez extrême à la source sacrée, j'ai voulu en savoir plus. Voilà le résultat de mes recherches.

Je connais depuis quelques années cette église et sa source. Situées assez loin du centre historique, elles sont hors des sentiers touristiques . C'est bien dommage, l'endroit vaut le détour, non seulement au niveau religieux, mais tout simplement pour le cadre et le calme du lieu.

J'avoue que je n'en connaissais jusqu'à aujourd'hui que la légende selon laquelle un prêtre était en train de faire griller des poissons près de la source au moment où on lui annonça que les Ottomans venaient de rentrer dans la ville. Il aurait alors déclaré qu'il n'y croirait que si les poissons déjà grillés d'un côté s'en retournaient nager. Et, Ô miracle, les poissons sautèrent et s'en retournèrent vivre dans la fontaine, où on les voient encore (du moins, leurs descendants). Voilà donc d'où vient le nom de cette église.

Plus sérieusement, si l'on donne foi aux archives religieuses, les interventions de Marie à Istanbul furent nombreuses, et notamment au sanctuaire de la Source Vivifiante (notre bonne vieille église des poissons). Lieu de miraculeuse guérison depuis des siècles, cette source aurait été retrouvée dans la deuxième moitié du 5ième siècle par Léon Iier. Il fit construire un petit monument pour l'abriter. Plus tard, Justinien, apprenant le pouvoir de cette source de vie, fit élever un sanctuaire avec les restes des matériaux de construction de Sainte Sophie.

Détruite en partie ou en totalité à plusieurs reprises au cours de son histoire, soit par la brutalité de la nature (séisme), soit par la bêtise des hommes (incendiée par exemple par Siméon, roi des Bulgares, au Xième siècle), elle fut reconstruite en dernier lieu en 1833.

Le premier vendredi après Pâques, les grecs auxquels appartient l'église, et beaucoup de malades, s'y rendent en foule pour vénérer la Vierge et boire l'eau purificatrice qui opèrent des guérisons remarquables.

Pour vous y rendre, le plus simple est de prendre le tram direction Zeytinburnu, l'église se trouve à côté de Silivrikapi, la porte de Silivri. Descendez à l'arret : seyitnizam (depuis Eminönü, comptez environ 10 minutes). Demandez ensuite sur place (baleukleu kilisséssi), tout le monde connaît.

Si vous voulez en savoir plus, aux niveaux religieux et historique, vous pouvez aller jeter un oeil pieux au lien suivant:
http://www.msvie.com/web/menuHistoriquedetails1.do

Istanbul est une ville qui regorge de sources, dont certaines sont sacrées, protégées par des églises et autres lieux saints. J'aurais l'occasion de vous parler des autres dans quelques temps.

 

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coup de coeur : Loxandra de Maria Iordanidou

Par Dvd - Publié dans : flaneries stambouliotes
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 19:45

elles-sont-belles--.jpg Si vous voulez connaître autre chose que les classiques monuments stambouliotes, sortez des sentiers battus, armez-vous de bonnes chaussures de marche et n'hésitez pas à vous "perdre" dans les rues et ruelles des quartiers Ferner, Balat, Ayvansaray.


Fener, ancien quartier grec, dominé par l'imposant bâtiment du Patriarcat (Türk Ortodoks Patrikhanesi) - vous ne pouvez pas le rater, il s'élève au sommet de la coline, tout du rouge de ses briques vêtu - vous donnera une vision authentique de la vie de quartier des stambouliotes. Dépaysement assuré !

on-joue-dans-la-rue.jpg Loin de l'agitation des quartiers modernes "à l'européenne" (si vous logez vers Taksim, vous comprendrez aisément ce que je veux dire), le linge pend entre les maisons de pierre, dont les plus belles dates du XVIIIième siècle, les enfants jouent au milieu des rues et les voitures sont rares. Vous aurez l'impression de vous retrouver dans un village perdu au sein de la grande métropole.

C'est dans les années 60, après la déportation massique des grecs orthodoxes, que les paysans anatoliens sont venus s'installer à Fener. Ce nom vient vraissemblablement du fait qu'à une certaine époque reculée, du temps où les byzantins nommaient encore le quartier Fanarion, une lanterne (fener en Turc) était allumé dans la tour de la porte du quartier pour permettre aux bateaux de circuler dans la Corne d'Or de nuit.

Il y a beaucoup de lieux de culte orthodoxe à Fener, que vous aurez peut-être la chance de visiter (si les portes sont ouvertes). Ils abritent le plus souvent une source sacrée, dont l'histoire vous sera contée en Turc ou en Grec. Buvez-en un peu, remplissez l'une des nombreuses petites bouteilles à disposition, prenez le temps d'admirer les icônes, laissez une donation, remerciez et vous pouvez reprendre votre chemin.


Balat, Ayvansaray, qui jouxtent Fener, vous amèneront vers les anciennes murailles de la ville. La vie au milieu des maisons en bois, des jardins, (et de quelques horribles immeubles construits à une époque très récente) vous donneront une idée de ce que pouvait être la vie du temps des ottomans.


Balat, de tradition juive, accueillit en effet les juifs expulsés de l'Espagne des Inquisiteurs, alors que le quartier d'Ayvansaray présente une population plutôt gitane. Les juifs ne sont pas restés (mais le quartier abrite encore 6 synagogues*) et la population actuelle est en grande partie faite d'anatoliens qui logent là en attendant de trouver mieux. On vit en grande partie dans la rue, on lave son tapis sale en famille (mais au milieu de la chaussée), les enfants jouent à la marelle, les camelots ambulants déambulent à grand cri pour vanter leurs marchandises.

- "Patates ! Domates ! Taze taze !" (patates, tomates, bien frais)


Vous y êtes déjà. Profitez également des marchés qui envahissent les rues, resplendissants des couleurs des légumes frais, des oeufs blancs et de toute sorte de fourniture pour la maison. On vous regardera intrigué, on murmurera, mais à grand renfort de sourire, on vous proposera les meilleures olives (zeytin) du monde, les délicieuses pistaches (fistik) d'Antep ou de Siirt, les plus beaux fruits (meyve) de saison. Vous pouvez goûter avant d'acheter, personne ne s'en offusquera. Profitez-en également pour remplir votre panier d'épices, tout aussi parfumées que celles du bazar égyptien et bien moins chères.


conseil de cuisinier amateur : préférez les épices en grains, à moudre au moment, leur parfum n'en sera que plus savoureux...


Si vous avez une petite faim, oubliez vos appréhensions européennes et rentrez donc dans l'un des petits restaurants que vous rencontrerez sur votre chemin. C'est bon, voire excellent, pas cher et vous honorerez le lieu de votre présence.


A l'aller ou au retour, si vous en avez encore le courage (c'est vrai que ça monte rude !), revenez vers la ville le long de la Corne d'Or. Un vaste programme de réhabilitation lancé dans les années 80 a débarrassé les eaux usées pestilentielles des déchets industriels. On respire, on profite des espaces verts le long des eaux et si vous êtes trop fatigué, offrez-vous le bateau qui zigzague sur la Corne, d'une rive à l'autre. Il vous amènera à Eminönü, prés du pont de Galata, (sous lequel vous pourez profiter du coucher de soleil sur les colines) ou vous remonterez vers le quartier d'Eyup.


Au sommet de la colline, vous aurez l'une des plus belles vues sur le Corne d'Or et ses deux rives, tout en savourant un çay ou un café turc dans le célèbre café Pierre Loti. Afiyet seker olsun !

* pour visiter ces synagogues, faites une demande au Grand Rabbinat de Turquie, situé à Tünel, Yemenici Sokak No 23.

 

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Par Dvd - Publié dans : flaneries stambouliotes
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 11:23

Sur le chemin du boulot, depuis quelques temps, je voyais un immeuble en travaux. Et un matin, en passant devant, l’échafaudage était enlevé, découvrant un bel immeuble rénové avec goût, avec au rez-de-chaussée un joli café aux murs en briques apparentes.

 

babelist2Un soir, en rentrant à la maison, j’ai décidé de m’y arrêter. Et  quelle ne fut pas ma bonne surprise de découvrir non seulement un café très sympa, mais aussi un resto à la cuisine délicieuse et un appart hôtel !

 

En plein cœur de Beyoğlu, à 5 minutes à pied de Taksim, dans le quartier de Cihangir, l’équipe multilingue vous accueillera avec le sourire, dans un cadre frais (important par les grandes chaleurs estivales !) vraiment agréable.

 

Ce lieu est né de la rencontre fortuite de trois personnes, Ahmet, Hasan et Mithat. Hasan est le propriétaire de l’immeuble et un ami de Mithat. La femme de dernier, tombée malade, se rend avec son mari à Ankara, chez la sœur d’Ahmet, pour se faire opérer dans l’hôpital où travaille son mari. Alors que Mithat et sa femme résident chez la sœur d’Ahmet, celui-ci vient rendre visite à sa sœur et les rencontre. D’une chose à l autre, ils en viennent à discuter de l’idée qui va petit à petit devenir le Babel House Café.

 

Mais cette présentation ne serait pas complète si je ne parlais pas de Levent, le chef qui nous comble de bonheur grâce à son talent culinaire. Spécialiste de la cuisine d’Antakya (Antioche pour les francophones), ce bon vivant vient de Samandağ, dans la province d’Hatay, à la frontière de la Turquie et de la Syrie. La cuisine de cette région est l’une des plus réputées de la Turquie, synonyme de finesse et de richesse.

 

La cuisine d’Antakya est une cuisine qui trouve ses racines dans les civilisations antiques. Autour de la table, vous trouverez du Aşir, un plat d’autel des hittites, des plats ottomans, des saveurs de la cuisine française, ainsi que des hors-d’œuvre syrien et libanais. Parmi les spécialités à découvrir, la salade Zahter (à l’origan de la région), l’oruk, des boulettes de bulgur aux épices, farcies de noix ou de pistaches et de viande hachée rissolée, cuites au four ou frites. Ne manquez pas non plus le tepsi kebabi,  une spécialité de boulettes de viande cuites au four dans un plateau. Lorsqu’elle est cuite dans du papier sulfurisé, on l’appelle “kağit kebabi”. Pour finir, s’il vous reste de la place, offrez-vous le künefe, un dessert à base de cheveux d’ange (tel kadayıf), fourré d'un fromage frais, humecté de sirop et servi chaud.

 babelist1

 

 

Bref, une excellente adresse à Istanbul, que vous vouliez y manger, y ré sider,  y boire un verre… ou les trois à la fois !


www.babelistanbul.com

Turnacıbaşı caddesi No 56

Beyoğlu – Istanbul

0212-244-2665

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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 19:40

Vous avez déjà eu envie de présenter un repas "à la turka" à vos amis mais sans trop savoir comment ça se prépare ?

 

Alors venez rejoindre l'aventure culinaire « spicy folies » qui commence dès le 15 mars 2010. Rendez-vous sur mon nouveau site : www.spicyfolies.com pour en savoir plus et pour des recettes épicées…

 spicyFR



A Istanbul, je vous donne rendez-vous face au Bosphore pour des ateliers cuisine tout en épices, tout au long de l'année... Vous trouverez tous les renseignements utiles sur l'affichette (cliquez ici) et pour plus d'informations, vous pouvez me contacter directement : cooking@spicyfolies.com

 

Les ateliers se feront en français, mais également en allemand, en anglais et en turc si besoin. N'hésitez pas à en parler autour de vous (PLEASE!!!!), même à vos amis étrangers !

 


Faites passer l'information au plus grand nombre possible, merci d'avance!

 

A très bientôt

 

Culinairement votre

David

Par Dvd - Publié dans : produits turcs, cuisine et bien-être
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 19:36

You have already wanted to offer a meal "in a Turkish way" to your friends but without knowing how to do it?

 spicyAS



Then come to join the culinary adventure "spicy folies" which begins March 15th, 2010. Workshops available on my new site: www.spicyfolies.com to know more about it and for spicy recipes…

In Istanbul, I wait for you in front of the Bosphorus for spices cooking workshops, all year round... You will find all the useful information on the poster (click here) and for more information, you can contact me directly: cooking@spicyfolies.com

 

Workshops will be made in English, and also in German, in French and in Turkish if needed. Do not hesitate to speak about it around you (PLEASE!!!!), even to your foreign friends!

 


Send the information to all your friends, thank you in advance!

 

See you soon!

 

Culinairy yours

Par Dvd - Publié dans : produits turcs, cuisine et bien-être
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 16:27

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la Turquie produit du vin, et depuis quelques années, du vin de très bonne qualité et d’une grande variété. En effet, la privatisation du monopole d’état en 2003, qui contrôlait jusque là la production et la distribution des boissons alcoolisées, a ouvert la voie du renouveau viticole.

 



Il faut savoir qu’il y a cinq mille ans, en Mésopotamie, région située entre le Tigre et l’Euphrate, la production de vin était l’une des activités les plus couramment pratiquées. Et que, sous l’Empire ottoman, c’était les populations chrétiennes, syriaques, arméniennes et grecques qui avaient en charge la viticulture. Disparu à cause des échanges de population qui ont suivi la création de la République, l’art du vin refait donc son apparition, et personne ne s’en plaindra !

 



Voici les différents cépages que l’on peut rencontrer au fil des régions :

 

Marmara : Cépages blancs : Clairette, Chardonnay, Riesling, Sémillon, Beylerce, Yapıncak, Vasilaki. Cépages rouges : Pinot Noir, Adakarası, Papazkarası, Sémillon, Kuntra, Gamay, Karalahana, Cinsault.

Région égéenne : Cépages blancs : Sémillon, Sauvignon Blanc, Bornova Misketi, Chardonnay. Cépages rouges : Carignan, Çal Karası, Merlot, Cabernet Sauvignon, Alicante Bouschet, Shiraz (ou Syrah), Kalecik Karası.

En mer Noire : Cépage blanc : Narince. Cépages rouges : Öküzgözü, Boğazkere.

En Anatolie centrale : Cépages blancs : Emir, Hasandede. Cépages rouges : Kalecik Karası, Papazkarası, Dimrit.

Région méditerranéenne : Cépages blancs : Kabarcık, Dökülgen. Cépages rouges : Sergi Karası, Burdur Dimriti.

En Anatolie orientale : Cépages blancs : Narince, Kabarcık. Cépages rouges : Öküzgözü, Boğazkere.

En Anatolie du sud-est : Cépages blancs : Dökülgen, Kabarcık, Rumi. Cépages rouges : Horoz Karası, Öküzgözü, Boğazkere, Sergi Karası.

 

 

//En Turquie, Jean-Luc Colin est la référence française en matière d’oenologie. Arrivé il y a quinze ans, il a travaillé en tant que consultant pour la société Kavaklidere, à Ankara, avant de se lancer seul et de créer en été 2006 Vindrome, une société de conseil sur la vigne, le vin, la commercialisation et les ventes. ” Dans un pays qui n’a pas de culture du vin, il est nécessaire d’éduquer les consommateurs et les producteurs. “

 

Cet oenologue aide ainsi les particuliers à créer leur vignoble et à se concentrer sur des vins de qualité. ” Nous voulons aussi former les garçons à devenir sommeliers, à créer la cave du restaurant, à la gérer, à préparer des menus en accord avec le chef. Cela va plaire au client “, assure-t-il. Sans parler des ventes de cépages et de matériel en tout genre dans lesquelles la France peut tirer son épingle du jeu. (ces deux derniers paragraphes sont extraits de : http://acturca.wordpress.com/2006/09/25/la-turquie-developpe-son-vignoble/) //

 

 

Parmi les cépages turcs :

 

ADAKARASI

 

Ce cépage est élevé sur l’île Avşa, dans la mer de Marmara. Fort en tanin, le vin produit à partir de ce raisin à une belle robe sombre.

 

ALICANTE BOUCHET

 

Elevé au départ en France et en Espagne, il est introduit en Turquie dans la région d’İzmir, au climat doux.

 

BOĞAZKERE

 

Ce cépage rouge est élevé dans les terres rouges et caillouteuses de la région de Diyarbakır, mais on le trouve aussi en compagnie du cépage Öküzgözü, dans les environs d’Elazığ. İl monte jusqu’à 1300 mètres d’altitude. Dans ce climat rude, chaud en été et froid en hiver, la vigne donne un raisin petit mais fort en tanin, à la belle robe sombre. Le vin obtenu de ce seul raisin est trop âpre et trop puissant pour être utilisé seul. İl est souvent associé au cépage Öküzgözü. İl est recommandé de laisser vieillir ce vin, long en bouche, très riche en arome de fruits rouges et d’épices.

 

ÖKÜZGÖZÜ

 

Ce cépage est élevé dans la région d’Elazığ, et donne un raisin noir. Ce raisin est connu pour être l’un des meilleurs du pays. İl donne un vin léger en tanin.

 

ÇALKARASI

 

Elevé à 1200 mètres d’altitude, dans les environs de Denizli, c’est un cépage qui donne un vin rosé. Ce raisin rouge rend en effet un liquide juteux, pauvre en couleur mais fort en chair. C’est un vin de bonne acidité, à la saveur fruitée.

 

EMİR

 

Elevé aux environs de Nevşehir, Kırşehir, Kayseri et Niğde, c’est un raisin blanc juteux. İl est utilisé pour faire un vin blanc sec, légèrement aromatique, à la couleur vert-jaune ou jaune pâle. A boire très frais.

 

 

KALECİK KARASI

 

Ce cépage est  originaire de la région de Kalecik (petit château), dans la vallée de la rivière Kızılırmak, près d’Ankara. C’est un raisin rouge-noir, qui avait pour ainsi dire disparu, mais que la forte demande a remis à l’honneur, dans d’autres régions turques, au climat similaire de sa région d’origine,comme par exemple Denizli. İl donne les vins parmi les meilleurs de Turquie et obtient régulièrement des récompenses dans les concours internationaux, saluant son arome et son goût unique. Ce vin possède un belle robe rubis, riche et bien balancée, aux aromes de fruits rouges, de vanille et de cacao. C’est un vin léger, frais, au fini élégant. Servir aux alentours de 16-18 degrés Celsius.

 

 

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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 18:46

J’avais dans l’idée de relater l’une des crispations les plus exaspérantes de tous les stambouliotes, et bien entendu, comme souvent, crispation liée à l’eau. Bienfait et maudition s’il en faut dans cette immense ville !

Qui n’a pas connu, habitant ou touriste, cette énorme rage qui remonte du tréfond de nos entrailles quand on sent tout d’un coup, sous notre pied, le mouvement suspect d’un pavé suivi du bruit sirupeux d’une aspiration (tel le baiser baveux d’une limace si seulement elles en étaient capables), suivi immancablement d’une vilaine giclée de boue qui vient colorer le bas de notre pantalon et la totalité de l’infortunée chaussure qui a eu le malheur de se poser là où il ne fallait pas!??

 

Mais en entamant le livre d’Elif Shafak, la Bâtarde d’Istanbul, j’ai décidé de m’incliner devant sa verve et de lui laisser la parole. En voici donc un extrait choisi, qui j’espère, vous donnera envie de vous précipiter chez votre libraire préféré pour vous plonger sans tarder dans la lecture de cette histoire. C’est croustillant, acide, tendre.

 

“Qu’importe ce qui tombe du ciel, jamais nous ne devons le maudire. Pas même la pluie [...] véritable torture dans cette partie du monde. Ailleurs, elle était sans doute considéré comme une aubaine pour les cultures, la faune et la flore, et – si l’on s’autorise une touche de romantisme – pour les amoureux. Mais pas à İstanbul. Pour nous, la pluie ne signifie pas tant finir trempé ou sale, que finir par fulminer de rage. Elle signifie plus de boue, plus de chaos, plus de fureur que d’ordinaire. Résister davantage. Elle est toujours synonyme de lutte [...] Elle posa le pied sur un autre pavé descellé. La vase quı stagnait dessous l’éclaboussa et moucheta sa jupe lavande de taches sombres. Zeliha lâcha un chapelet de jurons. Consciente d’être la seule femme de sa famille, et l’une des rares Turques, à user d’un langage si grossier avec une telle véhémence, chaque fois qu’elle se mettait à jurer, elle le faisait copieusement, comme pour compenser la retenue des autres. Pressant le pas, Zeliha pesta contre la municipalité, passée et présente. Depuis son enfance, elle n’avait jamais vécu un jour de pluie sans pavés descellés.”

 

S’en suit une petite histoire croustillante et tellement vraie (!) à propos d’un chauffeur de taksi et de sa “gentille” attention de vouloir l’emmener pour lui éviter d’être trempée... à vous de juger.

 

Si vous avez vécu à İstanbul, si vous y avez séjourné ou si plus simplement, si vous y résidez, bref, si vous aimez İstanbul, vous prendrez plaisir à suivre les péripéties des personnages tellement attachants de l’auteur.

 

Bonne lecture

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Par Dvd - Publié dans : livres à propos d'Istanbul
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 17:33


Il est vrai que je n’avais pas écrit depuis un certain temps. Mais voilà du nouveau pour vous : j’ai passé une bonne partie de l’été à parcourir les bazars et leurs dépendances pour y découvrir des épices, des onguents, des potions et tout un tas d’autres produits plus ou moins miraculeux, cachés derrière les hauts murs des han, ces lieux de stockages ancestraux, ou secrètement et jalousement gardés dans les tiroirs des herboristes.

 

Je me suis aussi « promené » dans les cuisines anatoliennes, où j’ai découvert quelques recettes tout à fait délicieuses, mais que malheureusement, on ne déguste que sur place. Mais que font les restaurateurs stambouliotes ?

 

Je vous livre quelques-uns de ces secrets dans les pages consacrées à la cuisine ottomane et turque, et dans les articles consacrés aux produits turcs (et leurs bienfaits).

 

J’enrichirai tout ça avec le temps, alors n’hésitez pas

 à revenir fouiller ce blog à l’occasion ! ou visitez mon autre blog : www.spicyfolies.com

 

bonne lecture et bon appétit !

 

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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 17:14

L’ortie, IsIrgan otu en turc, de son nom latin Urtica dioica/urens

 

 

 

Encore une plante à redécouvrir !

 

Dans l’ortie, on utilise tout : les feuilles, les racines et les graines. Si beaucoup d’entre nous ont entendu parler de la soupe, peut-être ne savez-vous pas que ces propriétés nutritionnelles sont multiples. Elle est plus riche en vitamine C que le citron et contient plus de protéines que le soja. Les feuilles sont particulièrement riches en protéines, puisqu’elles représentent environ 40 % du poids sec. Les feuilles et les tiges contiennent du calcium et du potassium, ainsi que les vitamines A et C. En cuisine, on peut la dévorer aussi bien crue, en salade, que cuite, dans la soupe.

 

Mais ça pique ! Pas de panique, le pouvoir urticant disparaît au bout de 12 heures après avoir été cueilli, et si vous n’avez pas la patience d’attendre, plongez ces feuilles dans l’eau bouillante une minute et le tour est joué !

 

Elle possède aussi des propriétés médicinales reconnues depuis très longtemps. Semences, feuilles en été, racines en septembre peuvent être utiles. Ses propriétés sont très diverses : anti-inflammatoire, antihémorragique, diurétique, dépurative, stimulante. Des problèmes de rhumatismes : courage et quelques flagellations devraient vous soulager. En friction sur le cuir chevelu, elle agit sur la chute des cheveux. Et en infusion ou décoction, elle est utilisée contre les maladies de peau, la jaunisse, les règles abondantes, l'urticaire, les hémorragies, l'anémie.....

 

L’ortie est aussi particulièrement efficace utilisé en shampooing ou en lotion contre les cheveux gras et la chute des cheveux. Je vous en livre quelques secrets ici...

 

 

En Turquie, on l’utilise beaucoup pour ses propriétés médicinales, mais aussi dans les salades.

Voici quelques-uns de ces secrets ancestraux:

 

Le thé de feuilles ou de graines : mettez dans un verre à eau l’équivalent d’1 cc de hachis de feuilles d’ortie, remplissez d’eau bouillante et laissez infuser 10 minutes. Filtrez et buvez, de préférence à jeun, avant le repas ou dans la journée. Si vous n’aimez pas le goût, ajoutez quelques feuilles de menthe.

 

Le thé de racines : hachez les racines et mettez-en l’équivalent d’1 cc dans une petite casserole. Ajoutez un verre à eau d’eau froide, portez le tout à ébullition, laissez bouillir 4-5 minutes puis hors du feu, laissez infuser 10 minutes. A boire fraîchement infusé, chaud et ne pas dépasser 3 verres par jour.

 

Quelques secrets pour vos cheveux :

 

Pour les cheveux gras : prenez des feuilles d’orties et hachez-les (fraîches ou sèches). Prenez-en 5 cs et mettez-les dans ½ litre d’eau. Amenez à ébullition puis laissez infuser (hors du feu) 15 minutes. Ajoutez à cette infusion le jus d’un citron fraîchement pressé, 2 jaunes d’oeuf, 5 gouttes d’huile essentielle de citron et 1 cs d’un shampoing aux plantes et mélangez bien. Faites votre shampoing avec cette préparation et rincez bien.

 

Contre les pellicules : dans l’équivalent de deux verres à eau bouillant, ajoutez 1 cc pleine de feuilles d’orties hachées (cheveux foncés) ou de fleurs de chicorée hachées (cheveux clairs) et laissez infuser jusqu’à total refroidissement. Filtrez et massez votre cuir chevelu avec cette lotion.

 

Contre la chute des cheveux et les pellicules : (A répéter pendant 3-4 semaines chaque jour)

Mettez dans 2 litres d’eau 1 belle poignée de racines d’ortie et laissez reposer 10 heures. Ajoutez ensuite 3 ou 4 poignées de feuilles d’orties, amenez le tout au point d’ébullition puis laissez infuser couvert hors du feu pendant 10 minutes. Filtrez. Lavez vos cheveux avec la préparation et massez votre cuir chevelu pendant au moins 5 minutes. Mais, avant de vous laver les cheveux avec cette préparation, frictionnez-les avec une émulsion de l’élixir du suédois (işveç şurubu en Turc, Schweden Bitter en Allemand) et de tenture d’ortie*. Vous verrez une différence dès la première semaine. Vos cheveux seront aussi plus souples et plus brillants.

 

*et pour faire votre tenture d’ortie, voici la recette turque: au printemps ou en automne, ramassez les racines et nettoyez-les bien. Hachez-les et remplissez-en une bouteille jusqu’au goulot. Ajoutez alors tout l’alcool à 40 C que vous pourrez dans la bouteille. Placez votre bouteille au soleil pendant 14 jours, en secouant ce mélange tous les jours. Ensuite, filtrez à l’aide d’une mousseline et mettez votre tenture dans un récipient opaque, dans un lieu frais. Vous pourrez vous en servir pendant des années.

 

 

 

 

 

Pour changer de votre habituelle salade :

 

la salade de feuilles d’ortie

 

4 bottes de feuilles d’ortie

1 tomate

1 piment rouge doux (ou fort)

1 petit oignon rouge

1 cs de nar ekşisi

(ou de jus de citron)

2 cc de grains d’anis

2 cs d’huile d’olive

Sel-poivre

 

12 heures après leur récolte, nettoyez les feuilles et hachez-les grossièrement. Découpez votre tomate en dés, ainsi que le piment et l’oignon. Mélangez le tout.

Préparez votre “vinaigrette” avec l’huile d’olive, le nar ekşisi, sel-poivre.

Pour une saveur plus estivale, rajoutez quelques grains d’anis tout juste écrasés au pilon.

Versez sur votre “salade” au moment de servir, frais.


 

Extraits du livre de Pierre Lieutaghi - Le livre des Simples - Ed. Actes Sud

 

En usage interne, l'ortie de puis des siècles est considérée comme une hémostatique puissante. La plupart des auteurs anciens comme Dioscoride (Ier siècle), ont loué" ses effets dans l'hémoptysie, les métrorragies, les saignements de nez, les hémorragies diverses. Au XVIII° siècle, Chomet considère l'ortie comme "l'un des plus assurés remèdes pour le crachement de sang et pour les hémorragies ; j'en ai ordonné, dit-il pour la première maladie à plusieurs personnes, et toujours avec succès". Dans la métrorragie et la leucorrhée, il prescrivait le bouillon de veau où avait bouilli une poignée d'ortie. Bien dédaignée par les praticiens ultérieurs, la plante du sa réhabilitation officielle aux observations de Ginestet, en 1845. Ce médecin du Tarn-et-Garonne publia un mémoire consacré à ses effets remarquables dans le traitement des hémorragies utérines.

 

Le suc frais est le mode d'administration à préférer : 60 à 125 g par jour dans un peu d'eau. Ceux qui ne disposent pas de plantes fraîches pourront préparer le sirop suivant (H. Leclerc : Faire infuser pendant douze heures 250 grammes d'ortie fraiche dans 1,5 litres d'eau bouillante ; filtrer et ajouter le double de son poids en sucre ; prendre 200 à 300 grammes par jour.

 

Attention : A forte dose l'ortie peut supprimer les urines ; ses graines considérées par certains comme puissamment purgatives, doivent être écartées de toutes préparations.

 

En usage externe, les vertus hémostatiques de l'ortie seront mises à profit dans le saignement de nez où il suffit bien souvent d'introduire un coton imbibé de suc frais dans les narines pour voir cesser les saignements.

 

Le suc et la décoction (60 g pour 1 litre, réduit d'un tiers) s'emploient en collutoire ou en gargarisme dans l'angine, les aphtes, les inflammations ou engorgement des gencives. Les feuilles cuites et réduites en bouillies sont détersives et résolutives ; on les appliquait sur les tumeurs lymphatiques et les ulcères. Buc'hoz, l'un des monographes de l'ortie (1805), rapporte que Dufrenoy, médecin à Valenciennes, ayant remarqué l'usage populaire de l'ortie pour conserver la viande (on l'enveloppait dans ses feuilles), supposa que la plante pouvait avoir des vertus antiseptiques et en fit l'essai avec succès dans quelques cas de gangrène, spécialement à la lèvre et au pied. IL employait le cataplasme ci-dessus, avec l'addition de sel et d'eau-de-vie et le faisait arroser de suc frais toutes les quatre heures. Cazin n'a pas expérimenté l'ortie dans ces affections chez les humains mais il en a vu les bons effets en médecine vétérinaire.

 

Le suc d'ortie, que l'on peut mêler à parts égales avec le suc des feuilles et des graines vertes de capucins favorise remarquablement la croissance te la repousse des cheveux. On en frotte vigoureusement les parties dénudées. Certains produits, sous le nom mystérieux de "Dioïca" ne cache rien d'autre que notre bonne mauvaise herbe.

 

 

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Par Dvd - Publié dans : produits turcs, cuisine et bien-être
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 17:22
Je viens de recevoir ce mail de la part de l'ambassade de France en Turquie.

Tous ceux qui sont enregistrés en Turquie l'on reçu mais vous qui n'habitez pas ici aurez peu de chance d'en être informé...

voici donc ce que nous avons reçu :

La Turquie et la France

Le saviez-vous ?

Saviez-vous que la France était le troisième investisseur étranger en Turquie ? Que 5361 mots turcs viennent du Français ? Que la France et la Turquie se sont donné rendez-vous à l’été 2009 pour la saison turque en France, une suite d'évènements culturels valorisant les relations de nos deux pays ?

Pour en savoir davantage sur les relations franco-turques, plongez-vous dans la lecture du fascicule bilingue que l’Ambassade de France en Turquie, en collaboration avec l’Institut français d’Ankara, vient de mettre au point.

http://www.consulfrance-istanbul.org/spip.php?article834


Pour des raisons de sécurité et afin de mieux vous servir, le Consulat général vous prie de bien vouloir l'informer de tout changement d'adresses postales et/ou électroniques et numéros de téléphone, déménagement ou autres. Le site internet du Consulat est son moyen de communication privilégié. Consultez-le régulièrement. www.consulfrance-istanbul.org Tél.: 0212 334 87 30 Télécopie: 0212 334 87 31

Et pour aller directement au document PDF, cliquez sur le lien suivant :
http://www.ambafrance-tr.org/IMG/pdf/0807brochure.pdf

La première partie est en turc, la deuxième en français.

Bonne Lecture !
Par Dvd
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