dans l'ortie, tout est bon ! à redécouvrir très vite

Publié le par Dvd

L’ortie, IsIrgan otu en turc, de son nom latin Urtica dioica/urens

 

 

 

Encore une plante à redécouvrir !

 

Dans l’ortie, on utilise tout : les feuilles, les racines et les graines. Si beaucoup d’entre nous ont entendu parler de la soupe, peut-être ne savez-vous pas que ces propriétés nutritionnelles sont multiples. Elle est plus riche en vitamine C que le citron et contient plus de protéines que le soja. Les feuilles sont particulièrement riches en protéines, puisqu’elles représentent environ 40 % du poids sec. Les feuilles et les tiges contiennent du calcium et du potassium, ainsi que les vitamines A et C. En cuisine, on peut la dévorer aussi bien crue, en salade, que cuite, dans la soupe.

 

Mais ça pique ! Pas de panique, le pouvoir urticant disparaît au bout de 12 heures après avoir été cueilli, et si vous n’avez pas la patience d’attendre, plongez ces feuilles dans l’eau bouillante une minute et le tour est joué !

 

Elle possède aussi des propriétés médicinales reconnues depuis très longtemps. Semences, feuilles en été, racines en septembre peuvent être utiles. Ses propriétés sont très diverses : anti-inflammatoire, antihémorragique, diurétique, dépurative, stimulante. Des problèmes de rhumatismes : courage et quelques flagellations devraient vous soulager. En friction sur le cuir chevelu, elle agit sur la chute des cheveux. Et en infusion ou décoction, elle est utilisée contre les maladies de peau, la jaunisse, les règles abondantes, l'urticaire, les hémorragies, l'anémie.....

 

L’ortie est aussi particulièrement efficace utilisé en shampooing ou en lotion contre les cheveux gras et la chute des cheveux. Je vous en livre quelques secrets ici...

 

 

En Turquie, on l’utilise beaucoup pour ses propriétés médicinales, mais aussi dans les salades.

Voici quelques-uns de ces secrets ancestraux:

 

Le thé de feuilles ou de graines : mettez dans un verre à eau l’équivalent d’1 cc de hachis de feuilles d’ortie, remplissez d’eau bouillante et laissez infuser 10 minutes. Filtrez et buvez, de préférence à jeun, avant le repas ou dans la journée. Si vous n’aimez pas le goût, ajoutez quelques feuilles de menthe.

 

Le thé de racines : hachez les racines et mettez-en l’équivalent d’1 cc dans une petite casserole. Ajoutez un verre à eau d’eau froide, portez le tout à ébullition, laissez bouillir 4-5 minutes puis hors du feu, laissez infuser 10 minutes. A boire fraîchement infusé, chaud et ne pas dépasser 3 verres par jour.

 

Quelques secrets pour vos cheveux :

 

Pour les cheveux gras : prenez des feuilles d’orties et hachez-les (fraîches ou sèches). Prenez-en 5 cs et mettez-les dans ½ litre d’eau. Amenez à ébullition puis laissez infuser (hors du feu) 15 minutes. Ajoutez à cette infusion le jus d’un citron fraîchement pressé, 2 jaunes d’oeuf, 5 gouttes d’huile essentielle de citron et 1 cs d’un shampoing aux plantes et mélangez bien. Faites votre shampoing avec cette préparation et rincez bien.

 

Contre les pellicules : dans l’équivalent de deux verres à eau bouillant, ajoutez 1 cc pleine de feuilles d’orties hachées (cheveux foncés) ou de fleurs de chicorée hachées (cheveux clairs) et laissez infuser jusqu’à total refroidissement. Filtrez et massez votre cuir chevelu avec cette lotion.

 

Contre la chute des cheveux et les pellicules : (A répéter pendant 3-4 semaines chaque jour)

Mettez dans 2 litres d’eau 1 belle poignée de racines d’ortie et laissez reposer 10 heures. Ajoutez ensuite 3 ou 4 poignées de feuilles d’orties, amenez le tout au point d’ébullition puis laissez infuser couvert hors du feu pendant 10 minutes. Filtrez. Lavez vos cheveux avec la préparation et massez votre cuir chevelu pendant au moins 5 minutes. Mais, avant de vous laver les cheveux avec cette préparation, frictionnez-les avec une émulsion de l’élixir du suédois (işveç şurubu en Turc, Schweden Bitter en Allemand) et de tenture d’ortie*. Vous verrez une différence dès la première semaine. Vos cheveux seront aussi plus souples et plus brillants.

 

*et pour faire votre tenture d’ortie, voici la recette turque: au printemps ou en automne, ramassez les racines et nettoyez-les bien. Hachez-les et remplissez-en une bouteille jusqu’au goulot. Ajoutez alors tout l’alcool à 40 C que vous pourrez dans la bouteille. Placez votre bouteille au soleil pendant 14 jours, en secouant ce mélange tous les jours. Ensuite, filtrez à l’aide d’une mousseline et mettez votre tenture dans un récipient opaque, dans un lieu frais. Vous pourrez vous en servir pendant des années.

 

 

 

 

 

Pour changer de votre habituelle salade :

 

la salade de feuilles d’ortie

 

4 bottes de feuilles d’ortie

1 tomate

1 piment rouge doux (ou fort)

1 petit oignon rouge

1 cs de nar ekşisi

(ou de jus de citron)

2 cc de grains d’anis

2 cs d’huile d’olive

Sel-poivre

 

12 heures après leur récolte, nettoyez les feuilles et hachez-les grossièrement. Découpez votre tomate en dés, ainsi que le piment et l’oignon. Mélangez le tout.

Préparez votre “vinaigrette” avec l’huile d’olive, le nar ekşisi, sel-poivre.

Pour une saveur plus estivale, rajoutez quelques grains d’anis tout juste écrasés au pilon.

Versez sur votre “salade” au moment de servir, frais.


 

Extraits du livre de Pierre Lieutaghi - Le livre des Simples - Ed. Actes Sud

 

En usage interne, l'ortie de puis des siècles est considérée comme une hémostatique puissante. La plupart des auteurs anciens comme Dioscoride (Ier siècle), ont loué" ses effets dans l'hémoptysie, les métrorragies, les saignements de nez, les hémorragies diverses. Au XVIII° siècle, Chomet considère l'ortie comme "l'un des plus assurés remèdes pour le crachement de sang et pour les hémorragies ; j'en ai ordonné, dit-il pour la première maladie à plusieurs personnes, et toujours avec succès". Dans la métrorragie et la leucorrhée, il prescrivait le bouillon de veau où avait bouilli une poignée d'ortie. Bien dédaignée par les praticiens ultérieurs, la plante du sa réhabilitation officielle aux observations de Ginestet, en 1845. Ce médecin du Tarn-et-Garonne publia un mémoire consacré à ses effets remarquables dans le traitement des hémorragies utérines.

 

Le suc frais est le mode d'administration à préférer : 60 à 125 g par jour dans un peu d'eau. Ceux qui ne disposent pas de plantes fraîches pourront préparer le sirop suivant (H. Leclerc : Faire infuser pendant douze heures 250 grammes d'ortie fraiche dans 1,5 litres d'eau bouillante ; filtrer et ajouter le double de son poids en sucre ; prendre 200 à 300 grammes par jour.

 

Attention : A forte dose l'ortie peut supprimer les urines ; ses graines considérées par certains comme puissamment purgatives, doivent être écartées de toutes préparations.

 

En usage externe, les vertus hémostatiques de l'ortie seront mises à profit dans le saignement de nez où il suffit bien souvent d'introduire un coton imbibé de suc frais dans les narines pour voir cesser les saignements.

 

Le suc et la décoction (60 g pour 1 litre, réduit d'un tiers) s'emploient en collutoire ou en gargarisme dans l'angine, les aphtes, les inflammations ou engorgement des gencives. Les feuilles cuites et réduites en bouillies sont détersives et résolutives ; on les appliquait sur les tumeurs lymphatiques et les ulcères. Buc'hoz, l'un des monographes de l'ortie (1805), rapporte que Dufrenoy, médecin à Valenciennes, ayant remarqué l'usage populaire de l'ortie pour conserver la viande (on l'enveloppait dans ses feuilles), supposa que la plante pouvait avoir des vertus antiseptiques et en fit l'essai avec succès dans quelques cas de gangrène, spécialement à la lèvre et au pied. IL employait le cataplasme ci-dessus, avec l'addition de sel et d'eau-de-vie et le faisait arroser de suc frais toutes les quatre heures. Cazin n'a pas expérimenté l'ortie dans ces affections chez les humains mais il en a vu les bons effets en médecine vétérinaire.

 

Le suc d'ortie, que l'on peut mêler à parts égales avec le suc des feuilles et des graines vertes de capucins favorise remarquablement la croissance te la repousse des cheveux. On en frotte vigoureusement les parties dénudées. Certains produits, sous le nom mystérieux de "Dioïca" ne cache rien d'autre que notre bonne mauvaise herbe.

 

 

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Commenter cet article

Danièle 09/10/2008 20:26

et pour les cheveux secs, t'as quoi ???? :)