kudret nari, que des bienfaits !

 

La margose

Kudret narI

de son nom latin Momordica charantia

 

 

 

La margose, également nommée momordique, poire balsamique, concombre africain ou melon amer, est une plante grimpante de la famille des Cucurbitaceae, une parente de notre courge. Elle est cultivée dans les pays chauds pour son fruit comestible.

 

Cette plante, qui fleurit en été, donne des fruits de 10 à 20 cm de long, contenant une grande quantité de graines rouges de 1 cm. Même si son fruit est très amer, on le retrouve dans la cuisine chinoise, cuite à la vapeur, ajoutée aux potages chinois ou dans le plat traditionnel du porc au melon amer, qui se prépare avec du porc, des oignons, du gingembre, de la sauce aux haricots noirs et du melon amer. C'est également un ingrédient récurrent de la cuisine réunionnaise. On l'appelle alors margoze. On trouve une variété peu amère que les réunionnais appellent Margoze de l'Inde.

 

 

En Turquie, c’est un médicament traditionnel connu depuis la nuit des temps, notamment contre les ulcères, les plaies externes et qui serait efficace contre certains diabètes. Le docteur professeur Süleyman Türk a travaillé sur cette préparation à base de margose et a exposé le résultat de ses recherches le 27 mars 2008 dans « The International Journal Chemistry and Biology ». De nombreuses études sont en cours, mais il est déjà prouvé que pour une certain diabète, ce kudret narI est efficace.

 

On prépare cette préparation en prenant deux fruits que l’on coupe en morceaux dans un litre d’huile d’olive. On laisse alors ce mélange au soleil pendant quelques semaines. Il est alors prêt à être utilisé. On en prend un cuiller avant le petit-déjeuner pour les divers problèmes d’estomac. On peut aussi en appliquer un peu sur une plaie externe, avant de mettre un pansement. A réitérer une ou deux fois dans la journée.

 


 

Fiche sur le diabète

PHYTOTHERAPIE ET DIABETE

 

Le diabète est une maladie ancienne dont les symptômes classiques : faim et soif importante avec augmentation du volume d’urine, maigreur ou au contraire obésité, risque de coma, sont bien connus par la majorité des guérisseurs ou tradipraticiens ; de nombreuses plantes sont considérées traditionnellement comme antidiabétiques, et certaines sont à l’origine de la mise au point de médicaments.

 

Devant l’augmentation considérable du nombre de diabétiques dans les pays dont le " niveau de vie " s’améliore (Inde, Chine, sud-est asiatique, pourtour méditerranéen), de nombreux chercheurs ont évalué l’action pharmacologique de ces plantes traditionnelles et donc leur intérêt en médecine quotidienne dans ces pays où les médicaments synthétiques sont malgré tout assez chers et où la tradition de médecine par les plantes est bien ancrée dans les moeurs (au Maroc, une enquête dans un groupe de diabétiques de type 2 révèle que 25% n’utilisent que des plantes pour se soigner).

 

Dans les pays « riches » où le traitement du diabète (insuline-médicaments) est d’un accès facile, il est apparu intéressant d’utiliser la phytothérapie, seule ou en complément, pour diminuer la dose de médicaments synthétiques, mais aussi parce que certains phytomédicaments semblent en même temps capable de lutter contre les complications du diabète (sclérose des vaisseaux sanguins, dépôt athéromateux, artérites et artériolites, hypertension, infections.)

 

Deux types de substances végétales semblent intéressants :

 

celles qui agissent à la manière de l’insuline ou des autres médicaments hypoglycémiants :

    en empêchant l’absorption du glucose au niveau intestinal

    en augmentant la synthèse et la libération de l’insuline pancréatique

    en diminuant celle du glucagon

    en accélérant la consommation du glucose sanguin (absorption dans les cellules, synthèse du glycogène, des graisses ou des protéines).

 

d’autres, principalement des tanins,

    agissent sur le diabete lui-même au niveau cellulaire, en favorisant l’action de l’insuline (en diminuant la résistance à l’insuline)

    et sur les complications du diabète par leur pouvoir antioxydant et antienzymatique, neutralisant l’effet des radicaux libres et limitant la réaction inflammatoire dans les différents tissus.

 

Certains extraits de plantes contiennent parfois ces deux types de substances.

Et parmi les exemples de plantes utilisables pour soigner le diabète de type 2 et ses complications, on trouve notre Momordica charantia.

 

Très utilisée aux Indes, la médecine ayurvédique emploie les extraits du fruit, des graines, les feuilles ou la plante entière. En Turquie, on utilise les fruits macérés dans l’huile. La substance active probable est un peptide (comme l’insuline). Des essais cliniques chez le diabétique ont montré que l’administration régulière d’extrait de Momordica charantia entraîne une baisse significative de la glycémie.

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